Entrée d’air hygroréglable

Entrée d’air hygroréglable

Entrée d’air hygroréglable

Définition

L’entrée d’air hygroréglable est un dispositif d’admission d’air neuf utilisé dans les systèmes de ventilation mécanique contrôlée, principalement en VMC hygroréglable, dont le débit varie automatiquement en fonction du taux d’humidité de l’air intérieur. Contrairement à une entrée d’air autoréglable, elle ne maintient pas un débit constant, mais adapte en permanence son ouverture aux besoins réels du logement.

Le principe de fonctionnement repose sur un capteur hygrométrique intégré, généralement constitué d’une bande ou d’un matériau sensible à l’humidité. Lorsque l’humidité intérieure augmente, ce dispositif provoque l’ouverture progressive de l’entrée d’air, augmentant ainsi le débit d’air entrant. À l’inverse, lorsque l’air est plus sec, l’ouverture se réduit, limitant les apports d’air neuf. Cette modulation permet d’ajuster le renouvellement d’air aux usages réels et à l’occupation du logement.

Les entrées d’air hygroréglables sont le plus souvent installées dans les pièces principales (séjours, chambres), intégrées aux menuiseries ou en façade. Elles sont dimensionnées et choisies en cohérence avec les bouches d’extraction hygroréglables, afin d’assurer un équilibre des flux d’air et un fonctionnement stable du système. Dans une configuration dite hygro B, les entrées d’air et les bouches d’extraction sont toutes deux hygroréglables, offrant une régulation globale plus fine.

Dans le cadre de la RE2020 et des protocoles de ventilation, les entrées d’air hygroréglables font l’objet de vérifications fonctionnelles. Les contrôles portent sur leur présence, leur accessibilité, leur état, leur conformité au type prévu à la conception et leur aptitude à fonctionner correctement. Une entrée d’air défaillante, bloquée ou mal positionnée peut perturber la régulation du système et entraîner des débits insuffisants ou excessifs.

Les entrées d’air hygroréglables contribuent à une meilleure maîtrise énergétique du bâtiment en réduisant les apports d’air inutiles lorsque les besoins sont faibles, tout en garantissant une ventilation renforcée lors des pics d’humidité. Leur efficacité dépend toutefois d’une mise en œuvre rigoureuse, d’une cohérence globale du système et d’un contrôle conforme aux exigences réglementaires.